En Turquie, non loin de la frontière syrienne, trois stèles gravées de caractères cunéiformes ont été retrouvées en réemploi dans les ruines de la grande mosquée de Harran en 1956. Elles font référence à un roi babylonien appelé Nabonide, qui a régné entre 556 et 539 av. J.C. La présence de ces stèles s’explique par l’origine locale de sa mère.
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Les Grecs connaissaient la cité sous le nom de Carrhes. Par ailleurs, dans la bible, Harran est la ville du père d’Abraham.
Harran apparaît dans quelques tablettes de Mari, notamment dans « XXVI 24 » qui montre que c’était une ville du Zalmaqum, disposant d’un temple dédié à Sin. Jean-Marie Durand, dans « Documents épistolaires de palais de Mari », l’a traduite « Harrân ».
Elle est aussi dans les archives de Hattusa, orthographiée Harranu. Voici par exemple un extrait de KUB XXIII 102 qui liste les principaux lieux des alentours : « Je conquis et détruisis la ville d’Irridu. Les grands dieux m’ont donné à gouverner toutes les contrées de Taïdu à Irridu et Eluhut, avec tous les monts Kašiari, les forteresses de Sudu et Harranu jusqu’à la rive de l’Euphrate ».
C’est sous ce même vocable que cette cité se retrouve aussi bien dans les textes paléo-assyriens que médio-assyriens et néo-assyriens. C’est un remarquable exemple de longévité de dénomination. L’appellation grecque, qui en est une déformation, n’a été qu’une parenthèse limitée dans le temps.
Sa plus ancienne mention se trouve dans les textes d’Ebla, un roi y est attesté.
L’archéologie a démontré que la ville existe depuis le 7e millénaire avant notre ère.
Mes notes de vraisemblance :
Harranu était la ville actuelle de Harran : 4,5/5

25 janvier 2021
Age du bronze, Age du fer, Anatolie, Bronze ancien, Bronze final, Bronze moyen, Chalcolithique, Empire des Hittites, Empire Médio-Assyrien, Empire Néo-Assyrien, Néolithique, Turquie, Zalmaqum