En Syrie, aujourd’hui, trois hypothèses existent sur la fondation de la ville de Raqqa :
- La légende y voit l’action d’Alexandre le Grand compte-tenu de la situation avantageuse de la ville sur l’Euphrate.
- Le nom serait le pluriel « raqaq », désignant les craquelures d’une terre qui sèche au soleil après avoir été abreuvée d’eau.
- Les historiens hellènes et romains remontent sa fondation au roi Séleucos Ier, de 305 à 281 av. J.-C. sous le nom de Nikephorion, latinisé en Nicephorium.
En considérant que le Balih correspond à la rivière actuelle Balikh, ce blog situe Raqqum vers le confluent de cette rivière avec l’Euphrate.
Les traducteurs des textes du Tell Hariri ont observé que le dénommé Hammi-istamar était un chef Uprapéen de Samanum, Raqqum, Rasayum et Ilum-muluk.
Et puis, le dénommé Sumu-hadû, qui gère les eaux du Balih au début du règne de Zimri-Lim, est mentionné dans la tablette « XVIII 17 » en même temps que Raqqum.
C’est tout naturellement que se pose la question de la localisation de Raqqum. La ville de Raqqa, toute proche du Tell Bi’a à son Ouest, a-t-elle pu hériter de ce toponyme de l’âge du bronze ? En contradiction à la fois de la légende, de l’étymologie et des historiens classiques ?
Mes notes de vraisemblance :
Raqqum était la moderne Raqqa : 2,5/5

15 juin 2021
Age du bronze, Akh Purattim, Amnanéens, Bronze moyen, Levant, Syrie